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Sherbrooke, le 31 octobre 2017 —Dans le contexte de la campagne électorale municipale qui se déroule actuellement dans tout le Québec, le CREE a élaboré et diffusé un court sondage à l’intention des candidats de l’Estrie afin de connaître leurs positions sur les enjeux environnementaux. Les questions portaient spécifiquement sur les thèmes de la qualité de l’eau, la réduction des gaz à effet de serre, la conservation des milieux naturels, la gestion des matières résiduelles et la gouvernance environnementale.

Ce sondage a été diffusé tout au long du mois d’octobre chez les différents candidats de l’Estrie. LE CREE visait à alimenter la réflexion des aspirants élus sur ces enjeux et leur donner l’opportunité de communiquer leurs engagements en ce sens. Avec seulement 15 candidats ayant répondu au sondage, force est de constater que les questions environnementales ne sont pas au cœur des programmes. Hormis la candidate de Sherbrooke Hélène Pigot du parti Sherbrooke Citoyen qui fait de l’environnement un point central à sa campagne et a longuement élaboré ses réponses à chacune des questions du sondage, les autres candidats y sont allés de réponses plus générales.

Municipalité de Stornoway
Les deux candidats à la mairie de la municipalité de Stornoway, messieurs Mario Bergeron et Mario Lachance, mettent en priorité la qualité de l’eau potable et pour la baignade, vont veiller à l’installation d’une borne de recharge pour véhicule électrique et sont satisfaits par la qualité de leurs milieux naturels et la gestion de leurs matières résiduelles. M. Bergeron s’inquiète toutefois du passage de nombreux poids lourds, mais sans mentionner s’il en fera une priorité une fois élu.

Municipalité de Lingwick
Deux candidats à des postes de conseillers à Lingwick, M. Sébastien Alix et Daniel Audet, priorisent également la qualité de l’eau, ayant tous deux mentionné l’importance qu’ils accorderont au respect des bandes riveraines. Pour M. Audet, l’accès public aux plans d’eau pour la baignade est une priorité. Les deux candidats souhaitent l’installation d’une borne de recharge électrique, une action préconisée par l’ensemble des répondants. M. Audet souhaite encourager le covoiturage.

Alors que M. Alix est satisfait de la protection d’espaces verts sur le territoire bien garni en milieu naturel de Lingwick, M. Audet souhaite tout de même instaurer une réglementation municipale favorisant le maintien d’arbres et d’espaces verts. Les deux candidats voient comme prioritaire de sortir la matière organique du bac de poubelle, en privilégiant la sensibilisation des citoyens et la facilitation du compostage domestique ou local. M. Audet souhaite enfin mettre en place un processus de consultation citoyenne pour les questions environnementales.

Qualité de l’eau
Les 11 autres candidats ayant répondu au sondage sont de municipalités différentes. Tous les candidats accordent énormément d’importance à la qualité de l’eau potable et l’accès public aux plans d’eau. Hélène Pigot de Sherbrooke Citoyen précise cette idée en voulant intensifier les efforts pour cesser les déversements d’égouts dans les rivières. Bien que les répondants soient davantage issus de milieux ruraux, la protection des rives et des milieux humides leur importe.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)
Au niveau de la réduction des GES, la plupart des répondants se soucient d’installer des bornes de recharge pour véhicules électriques sur leur territoire et d’optimiser les transports collectifs à l’intérieur de la région, notamment par le covoiturage et un système organisé permettant de connecter les villages aux centres urbains. Pour Jacques Marcoux, candidat à la municipalité de Potton, la réduction des GES est un dossier important qu’il souhaite aborder par le biais de la promotion du vélo et des voitures électriques, mais également par le maintien des arbres dans le cœur villageois. Pour les municipalités plus rurales de Danville, Saint-Robert-Bellarmin et Potton, les candidats trouvent prioritaire le développement des transports actifs, bien que le défi soit plus grand que pour les centres urbains. En milieu urbain, justement, Mme Pigot de Sherbrooke fait du transport actif une de ses priorités en proposant de faire passer le budget qui lui est consacré de 3 à 6 M $ en quatre ans. Enfin, des candidats estiment important de miser sur le commerce de proximité et l’achat local pour ainsi réduire le transport des marchandises. C’est le cas des candidats Hélène Pigot de Sherbrooke, Mario Morand de Danville et Claude Granger de Notre-Dame-des-Bois.

Protection des milieux naturels
Comme mesure de maintien des milieux naturels, les répondants vont de façon générale promouvoir la protection des milieux fragiles, humides et les habitats des espèces en péril. Mario Morand de Danville reconnaît l’importance écologique de l’étang Burbank et souhaite mettre sur pied un centre d’interprétation de la nature. Katherine Boisclair, de Ham-Sud reconnaît l’importance de favoriser le développement résidentiel le long des routes existantes plutôt que de créer de nouveaux développements au sein des milieux naturels non fragmentés, ce qui nécessiterait le tracé de nouvelles routes. En milieu urbain, la candidate Hélène Pigot de Sherbrooke veut ramener à 12 % les aires protégées à Sherbrooke, notamment en protégeant les corridors fauniques, offrant une conservation plus ferme aux boisés et en augmentant le couvert forestier dans les secteurs défavorisés.

Gestion des matières résiduelles
Pour la candidate Mariane Paré de Dudswell, sortir la matière organique du bac à déchet est une priorité et le système de récupération doit être amélioré. Presque l’ensemble des répondants ont nommé le besoin de mettre plus d’énergie dans la sensibilisation des citoyens pour améliorer le tri des matières résiduelles, qui n’est visiblement pas encore optimal. À Sherbrooke, mme Pigot veut se concentrer sur les clientèles non desservies par les collectes du compost, notamment les commerces et les écoles, en insistant sur un traitement local des matières.

Faire de l’environnement une priorité tangible dans votre municipalité
L’ensemble des candidats souhaitent utiliser le comité citoyen consultatif en environnement comme moyen d’assurer que les enjeux environnementaux soient pris en considération dans le développement des projets. Par contre, peu d’exemples concrets ont été proposés pour assurer une véritable intégration de l’environnement dans les sphères décisionnelles. Pour la ville de Sherbrooke, Hélène Pigot dit vouloir recréer la défunte division environnement et intégrer les différents plans d’action touchant l’environnement dans la vision de développement de la ville, alors qu’elle abonde aussi dans le sens des autres candidats quant au besoin de consulter sa population sur la manière de traiter les enjeux environnementaux.

Le sondage a été envoyé à une partie seulement des candiats à la mairie. Ainsi, trois municipalités par MRC ont été sélectionnées. Sur plus de 60 demandes, nous avons obtenu 15 réponses des candidats. Le CREE remercie les candidats ayant répondu au sondage : Mme. Hélène Pigot (Sherbrooke) M. Mario Lachance et Mario Bergeron (Stornoway), M. Jean St-Pierre (Lac Mégantic), M. Sébastien Alix et Daniel Audet (Canton de Lingwick), M. Alain Carrier (Ogden), mme Mariane Paré (Dudswell), Madame Catherine Viens (Martinville), M. Claude Granger (Notre Dame des Bois), M. Richard Tanguay (Weedon), Mme Katerine Boisclair (Ham Sud), Mme Catherine Viens (MartinVille), m. Roger Poulin (Saint-Robert-Bellarmin) et M. Jacques Marcoux (Potton).

Pour plus d’informations sur les questions ou les réponses au sondage, vous pouvez communiquer directement avec le CREE.